dimanche 1 novembre 2009

Eau limpide de Marseille

Pour ces quelques jours de Toussaint nous voilà parti avec Anne et Margot à la découverte des Calanques, ce paradis calcaire si cher à Gaston. Merci à Danièle et Marco de nous avoir concocté le programme de cette virée Marseillaise.

Au menu du Jeudi, un petit tour de chauffe aux 2 aiguilles de la Sainte victoire. Ici nul besoin de gros muscles, il faut "simplement" savoir poser ses pieds et arquer les petites chiures pour venir à bout des dalles bien engagées du secteur. La plus belle croix, "Super Médius", 7a de référence ouvert en 1974 par Christian Guyomard. 5 clous pour 35 mètres d'escalade très fine ou les pas entre les points sont bien présents.





Vendredi
, direction les Goudes dans les Calanques, Guy et Nicolas, grands spécialistes du massif seront nos guides. Et pas question de vexer les locaux en passant à coté de "Que ma joie demeure" ouverte par maitre Nicolas. Un bel échauffement en face sud du rocher de saint Michel avec une 2ème longueur magnifique. Puis direction la face Ouest (paroi Jaune) avec "le festin des mouettes" (7b+) et la grotte des goudes incontournable, surtout pour nous l'occasion de quelques belles photos dans "les étoiles meurent aussi". Car question escalade, pas brillant les parisiens, la faute au ruissellement bien sûr.


Samedi, au menu grande voie "ambiance Calanques", ce sera Castelvieil avec "Rêve de pierre", 150m (TD) magnifique, grandiose, bref manque de superlatif, rappel jusqu'à la mer, Sea&Sun, le pied intégral.


Pendant ce temps Danièle, Anne et Chloé s'amusent sur les dalles d'Envau tandis que Marco assure un max.








Dimanche, dernier jour d'escalade à la paroi des toits de Lumigny. Là ca envoie du lourd, on terminera en beauté dans "avec vue sur la mer", 7c bien loin d'être enchainé, ou plus facile mais toujours aussi physique...




















A coté Remy, la relève des Bergasse s'échine dans l'enchainement du "rictus des moules" suivi de "Daligala"(8b), un autre monde...

lundi 10 août 2009

"La fiesta de los Biceps", demente les Riglos !!

Aller aux Mallos sans grimper "La fiesta" ou "Zulu demente" n'est pas imaginable. Alors mois d'août ou pas et malgré la température caniculaire la visite est obligatoire. L'arrivée aux Mallos est déjà magique avec ces tours majestueuses se dressant au dessus du petit village. Une véritable invitation à l'escalade.








Avec Max, notre choix s'est porté sur La fiesta de los biceps, une des voies majeures du site et dont le haut passe à l'ombre après 16h.
280 mètres d'escalade déversante dans le 6, tout est dit dans le nom, grosses bacasses qui finissent par fracasser les plus endurants, gaz à tous les étages...










Malgré la patine de quelques prises, difficile de choisir les superlatifs pour qualifier cette escalade toujours sur bonnes grosses patates, un peu plus éloignées dans la longueur en 7a et de plus en plus déversante.












Une petite brise nous accompagnera même pendant pendant toute l'escalade, bref que du tout beau.

jeudi 6 août 2009

Tour de blocs à Targassonne

Petite semaine dans les Pyrénées catalanes, propices à la rando et au farniente. Heureusement, la Cerdagne n'est pas très loin avec sa perle du bloc, Targassonne.


"scato no vice" 6b+ à l'Aigle.


Aller en montagne pour faire du bloc c'est un peu comme aller dans le Verdon faire de la couenne mais Targa est quand même Le spot de bloc granitique. Étant un grand fan du granite breton il faut reconnaitre qu'ici les blocs sont plus riches en prises et propices à la grimpe. Un petit aperçu de quelques passages, pas de grosse perf, trop chaud et les beaux blocs auraient nécessité quelques parades, il faut bien trouver des excuses...

Un coup de cœur pour le pavé de la proue avec sa jolie envolée en 7a+ "love is in the air".

Quelques vieilles traces de peinture nous indiquent que le maître Berhault a traîné ses chaussons dans le coin...












Un peu plus bas dans la vallée, un autre petit spot, "Eus", quelques photos pour le fun mais grimper ici l'été relève un peu de la folie douce, petit spot d'hiver d'intérêt local avec superbe vue sur le joli village et le Canigou, le Mont-Blanc catalan.

mardi 21 juillet 2009

Un petit Mont-Blanc pour Max

Voila 3 mois que la date a été fixée, réservation au Goûter oblige , voilà 2 ans que Max rumine la tentative de 2007... Mais tout ne se présente pas au mieux en ce lundi 20 juillet, beaucoup de neige tombée il y a 2 jours, vent annoncé à 90 km/h, bref c'est pas gagné tout ça...Mais aujourd'hui, pour monter, il fait beau, les troupes sont concentrées sur l'objectif, nous serons 5 à tenter le coup cette année : Mika, Julien, Bruno, Max et moi. La montée au refuge se passe tranquille, déjà beaucoup de vent à Tête rousse, ça promet pour demain, ça tire un peu les jambes pour ceux qui débarquent juste de Paris, et oui sans acclimatation c'est tout de suite plus rude...

Mardi matin 2h, petit déj, l'ambiance devient vite un peu morose : le vent est fort, la visibilité est quasi nulle, certains partent quand même, quant à nous, nous patientons, attendant que ça se lève un peu, ben oui quoi la météo n'était pourtant pas si mauvaise... Un guide de la Vanoise (c'est marqué dessus), beau gosse, genre on me la fait pas, ironise sur les valeureux qui tentent leur chance. "Allez les alpinistes, dans 1 heure on vous revoie au refuge si vous n'êtes pas encore à tourner autour du Goûter". Il réussit facilement à convaincre ses clients de retourner se coucher, ben ouais quoi après tout pourquoi s'emm... la course est payée. Nous en tous cas on y va sauf Julien malade qui restera au refuge. La trace n'est pas très visible mais le vent n'est pas si fort et finalement nous voici à Vallot. Là, les choses ne s'arrangent pas vraiment, c'est la purée de pois, on décide une petite pause dans le refuge avant d'envisager la suite. Le refuge est plein, ça parle russe, polonais, serbo-croate et j'en passe, beaucoup de gens malades, ça pue, il fait froid, bref bien glauque, qu'est ce qu'on fait dans cette galère !!
Alors on décide de sortir, le jour se lève mais pas les nuages, revenir au Goûter dans ces conditions ne me dit vraiment rien, quelques cordées tentent le sommet, nous montons aussi. Et là tout s'enchaîne pour Max et moi, on double 2, 3 cordées, Bruno et Mika sont derrière, j'égrène l'altitude pour Max, altimètre 4800, on doit y être, ça ne monte plus, on y voit pas à 10 mètres mais c'est fait, content pour Maxime quant à moi la voie normale c'est bon j'ai donné...Il ne reste plus qu'à descendre et là c'est pas vraiment gagné, on se paume un peu car la trace est quasi inexistante, merci à la présence rassurante d'un guide bien sympa, Pierre Tardivel, c'est un peu grâce à lui que l'on est monté après ces paroles rassurantes à la montée "ben finalement ça va faire, t'inquiète pas pour le retour au cas où j'ai le GPS". Un guide simple qui ne se la joue pas ça existe et pourtant sacré palmares....
À Vallot on retrouve Bruno et Mika qui ont fait demi-tour un peu avant le sommet, ne voyant plus la trace. Bilan 2 sur 5 au sommet, la voie normale c'était bien rude cette année....

lundi 13 juillet 2009

"La fin de Babylone" au Brévent

Pour ce premier jour d'acclimatation à Cham, direction le Brévent pour une voie juste sous l'arrivée du téléphérique, "La fin de Babylone", 220m ED- toute équipée, en plein soleil et aujourd'hui ça cogne...Initialement on était parti pour "Poème à Lou", sa voisine de gauche mais en plein juillet, ça bouchonne un peu. On alterne en réversible les 4 premières longueurs avec Max mais une petite flemme le surprend et je finirai le reste en tête. Belle escalade en tout cas, avec une jolie traversée aérienne et une superbe vue sur le Mont-Blanc.

lundi 29 juin 2009

Le maillon manquant, encore une histoire de première benne

Pour le dernier jour à Cham, après notre but de la veille à la pointe Lachenal, il nous faut une belle voie, assez longue mais pas trop, sans trop de marche d'approche, notre choix s'oriente vers la face ouest de Blaitière. Mais Manu nous conseille plutôt le Peigne, approche simple et rapide, 20 minutes nous dit-il et une voie est à faire "Le maillon manquant". Voila, le choix est fait. Effectivement cette voie semble dans nos cordes. Lundi matin, on se prépare tranquille et direction le téléphérique de l'aiguille du Midi. Au Plan tout le monde descend, il n'y a plus qu'à trouver le départ de la voie. 20 minutes qu'il disait, avec le névé final bien raide à remonter en baskets ... C'est plutôt une bonne heure qu'il nous faut pour être d'attaque. Ensuite, on alternera 4 longueurs pour Mika, 4 pour moi, 4 pour Margot...La voie est bien classe, après un départ en dalle facile, c'est tout de suite plus corsé à partir de L6, du 6b+ en fissure sur friends, une recherche d'itinéraire pas si évidente mais magnifique. On n'a pourtant pas l'impression de traîner, mais quand vient le tour de Margot,...14h30, encore 100 mètres et 4 longueurs, aïe, ça va être juste tout ça... D'autant plus que ce soir, c'est retour en voiture sur Paris et demain boulot....Alors tans pis pour le sommet, une dernière longueur pour que Margot s'amuse avec la pose de coinceurs et on file, d'ailleurs les nuages commencent à arriver sur l'arête des papillons. Oui mais Margot innove, préférant une ligne lichéneuse et fleurie où la pose des coinceurs est délicate plutôt que la belle fissure de gauche. Au final, trop de temps perdu... Vite la descente et bien entendu voilà les gouttes, le grésil, puis le déluge et l'orage. Les rappels s'enchaînent même si Reverso 3 et corde trempée ne font pas très bon ménage, un rappel se coince mais finit par venir, nous voilà au pied de la voie, le névé à descendre, courir jusqu'à la station intermédiaire du téléphérique pour finalement arriver juste .... après le départ de la dernière benne. On tente de négocier la benne de service mais non le règlement l'interdit, pas pour les monchus sans doute. Ce sera donc retour express à pied car demain on bosse !!!

Moralité, rien ne sert de courir, toujours prendre la première benne, le message va bien finir par passer .....

vendredi 26 juin 2009

Maladière le retour....Noli MeTangere

Après l'expérience peu glorieuse de l'an passé à la Maladière, rappel coincé, erreur d'itinéraire, piteuse remontée à pied sous l'orage en chaussons..., il nous fallait une petite revanche. Pour cette première journée de week-end prolongé à Cham, la météo est capricieuse en altitude, direction donc la vallée de l'Arve avec un objectif "Noli me Tangere", "itinéraire exceptionnel, le plus long et le plus esthétique de la Maladière" dixit le topo Piola qui s'y connaît en belle voie...Effectivement bien jolie voie, gâchée quelque peu par le bruit de l'autoroute et un cadre pas franchement bucolique. 10 longueurs au total pour 280 mètres que nous alternerons en flèche, Margot, moi puis Mika pour finir. Que dire si ce n'est que pour tout enchaîner en libre, une bonne conti est nécessaire surtout à partir de la trav L7 en 7a+ qui prendra pour nous un petit air de via ferrata.... Mais pour un 1er jour c'est déjà pas mal, on poussera même le raffinement en choisissant la variante de sortie en 7a plutôt que celle en 6b. Au final une belle journée, descente au soleil, pluie dans la voie mais abrités, soleil au sommet.

mardi 2 juin 2009

bl.ad o.ver k.limmen

Et oui Blok ou bloc quoi, c'est facile le hollandais, ça s'écrit comme ça se prononce... En attendant ce plat pays abrite de nombreux grimpeurs, il n'est qu'à voir les immatriculations sur le parking du Cuvier pour s'en convaincre. Et tout nouveau tout beau, une bien jolie revue "Blok" avec en prime dans son n° 2 un article sur la perle bretonne du bloc "Kerlouan". Et comme avec Guy nous avons l'honneur d'une pleine page, il faut vite se précipiter chez son marchand de journaux, dépêchez-vous, il n'y en aura pas pour tout le monde..... Merci à Bart van Raaij (l'auteur du célèbre topo de Bleau "7 + 8") pour cet article et bravo pour la qualité de sa revue.

lundi 18 mai 2009

Célébrités et anniversaire...

Une petite vidéo datant un peu mais au goût du jour.

video

Merci à Patrick et Marie pour le montage.

samedi 18 avril 2009

Jonte, Tarn, que d'eau et de croix !

Samedi 11 Avril, Printemps à Paris, Toussaint à Millau, voilà une semaine de grimpe dans le Tarn qui débute au mieux...La fine équipe du Cosma se retrouve finalement sous des trombes d'eau au Rosier. Manquent à l'appel Guy, "coincé" vers Rungis ainsi que Carole et Bruno jardinant quelques jours au soleil. Quelques nouvelles têtes se joignent à nous : Stéphane le "chef expé", Alex et Mika de passage pour l'Espagne. Qui aurait alors pu penser que cette semaine serait propice aux grosses perf...
Dimanche matin, le pluie est tombée toute la nuit, seul site "grimpable", le "Gymnase", rien que le nom ça donne envie...
Ici, pas trop de place pour la grimpe pépère, le ticket d'entrée est surtout à partir du 7 et les foules affluent s'abriter sous le gros toit. Au moins, nous grimperons à l'abri, les voies sont belles et finalement tout le monde y trouvera son compte.

Lundi, le plafond reste bas, c'est sans grand espoir de trouver du rocher sec que nous allons explorer la falaise du "Boffi" dans les gorges de la Dourbie. Après une petite marche d'approche dans le cadre très bucolique du Causse noir, nous débouchons sur une falaise dominant Millau et son viaduc.









Et toujours ces quelques jeunes vautours qui nous interpellent toujours... (voir à ce sujet la chronique espagnole d'Olivier...).



Là, miracle, les voies sont abritées et sèches et de bien jolies lignes s'offrent à nous dont "Mac du mal" 7a+ (ci-dessus à droite) mais aussi du plus facile.

Mardi, le soleil fait son apparition, tout comme Carole et Bruno... Direction les gorges de la Jonte, secteur du "Révérend", magnifiques envolées sur le pilier d "Entre le doute et l'espoir" (7c+)





Max dans "La lunule"









Mercredi, gorges du Tarn, secteur "Baumes basses". Pour Alex, Mika et moi, début d'un siège de 3 jours dans "moules-frites" (8a). Pendant ce temps, Margot se paye son 1er 7a à vue "les couilles au cul" (amis poètes bonjour...), puis Victor fait de même dans "farniente" bientôt suivi par Max qui, s'il n'enchaine pas, réalise quand même son 1er 7a en tête (photo de gauche).






Pendant qu'Olivier s'en balance, je découvre petit à petit les astuces de "moules frites", un superbe mur bien raide, avec une première partie assez facile, une traversée technique, des trous lointains et le crux final teigneux qu'il va falloir apprivoiser...


Le lendemain Jeudi, pendant que la troupe retourne au Boffi, trois acharnés se retrouvent au pied du mur. 2 essais supplémentaires (et de 5...) et tous les mouvements sont mémorisés et maîtrisés, il n'y a plus qu'à.... y retourner demain.

Vendredi, dernier jour, un petit échauffement dans un 6a+ et je pars poser les paires. Et tout s'enchaîne facile, j'arrive au pas de bloc en haut de la voie, tellement surpris... que le pied ripe. Et retours à la case départ. Je repars illico presto et cette fois ça passe, un peu à l'arrach sur le crux, les 2 derniers mètres faciles avec la peur au ventre de rater.... mais non ce sera la bonne.... Je file retrouver le groupe au secteur des vases dans la Jonte. Dans la foulée, Alex puis Mika sortiront aussi la voie. Grand jour pour nous trois, 1er 8a falaise dans la poche !!! Champagne...

Éric et Mika dans "Moules-frites" (8a)

dimanche 22 mars 2009

L'Etrave de la J.A. Martin, enfin !!!

En voilà un bloc mythique de Bleau ! Les grimpeurs de ma génération qui ont attrapé le virus de l'escalade avec "Blocs et falaises", se souviennent de notre Pat Edlinger national, deltoïdes saillants, petit short rouge, bandeau dans les cheveux en photo dans cette fameuse étrave. Il serait d'ailleurs l'ouvreur de cette ligne magnifique, pas étonnant c'est lui le plus fort!


Le look très eighties ne laisse pas de place au doute : ce passage ne date pas d'hier.

Et pourtant il m'a fallu attendre 25 ans pour enfin arriver en haut... A vrai dire, ce n'est que cet hiver que je l'ai vraiment essayé et pourtant c'est un des plus beaux passages de la forêt.


Il a fallu cinq séances pour mettre au point la séquence de mouvements et trouver la solution.



Merci aux pareurs du jour, Bruno et surtout Margot qui commençait à en avoir un peu ras la casquette de la J.A. Promis, la semaine prochaine on change de massif !

Et ci-dessous, un patchwork des différentes tentatives des uns et des autres....

mardi 17 février 2009

Ploum ploum'h, petite virée bretonne ...

Beaucoup pensent que la Bretagne est synonyme de ciel plombé, tempêtes et crachin, alors en hiver pensez donc... En tous cas on est bien loin de la foule des pistes enneigées et croyez le ou non, Ploumanac'h en février c'est bien cool...
Direction donc la côte de granite rose pour ces 4 jours de week-end prolongé. Au menu, ballades, photos, crêpes et galettes mais aussi quelques blocs bien rudes et rugueux car, quel heureux hasard, ici aussi on grimpe...Pour qui connait Kerlouan, c'est un peu le même style d'escalade, avec des lignes encore plus pures et des blocs encore plus hauts... Tellement purs d'ailleurs les blocs qu'y grimper relève souvent du doux délire. Et pourtant les lignes grimpables existent bel et bien, quelques petits bijoux sont même à découvrir, en cherchant bien...Pour aider ceux que l'aventure tenterait un jour, l'escalade à Ploum.. peut se résumer à quatre secteurs : L'oratoire, au dessus de la plage de St Guirec. On y découvre quelques passages assez faciles, idéal pour l'échauffement, quelques petites arêtes, des dalles et bien sûr quelques monstres de boules pour quelques martiens tentés par le challenge.

Après l'échauffement, il ne faut pas manquer les lignes majeures de Ploumanac'h, du coté du phare et ses deux voies phares elles aussi sur le bloc de la fameuse "Parabole". C'est La voie qui à elle seule vaut le voyage, 8a (ou plus si affinité) ouvert par Fred Nicole, à ma connaissance pas (ou si peu...) répétée et pourtant nombre de pures lumières du rocher y ont usé leurs doigts. Avant d'essayer cette fameuse fissure fuyante (sans aucune illusion quant à la réussite), mieux vaut déjà passer le cap de "Ploumaniaque", fissure en 7a juste à droite. Déjà pas facile, après avoir essayé pas mal de méthodes, finalement ça ne passera pas du tout comme sur la photo (photo bien utile donc pour qui veut la méthode...).

Fier de cette réussite, j'ai gagné le droit de tenter la "Parabole" et là, comment dire... je n'irai guère plus haut que la photo, j'imagine vaguement comment atteindre la petite fissurette main droite, avec de subtils crochetages de pied et des adhérences de main fuyantes... mais quand bien même, cette prise est encore loin d'être salvatrice... Bref, de toutes façons il ne faut pas rêver, bien trop dur !!


Les autres secteurs sont plus à l'ouest, autour de Trégastel. Le secteur de la plage de Coz-Pors (grimpable à marée basse uniquement). Ici on ne peut pas se tromper, il suffit de se diriger vers le gros paquebot granitique échoué sur la plage. Et curieusement, au moins 5 à 6 voies permettent de gravir le mastodonte, de la plus facile en ~6a (arête de gauche en arrivant),


en passant par quelques dalles sur sa face de droite (~6c/7a pour la voie en photo ci-dessous)











et enfin par la proue "Face au large", une des plus belles lignes de la plage dans les ~6c/7a. l'escalade est rendue possible par les quelques "crapauds" (sortes d'impuretés dans les cristaux) judicieusement disséminés sur les faces





Sur l'autre pavé en allant vers la mer, il ne faut pas manquer "Pile ou face", 7a retors (dixit Manu Ratouis) ouvert par Philippe Ledenmat, un joli pied main tout en souplesse.










Il reste "l'Île aux lapins" qui n'est île qu'à marée haute, attention aux horaires de retour...Ici aussi, quelques petites voies abordables dont de jolies dalles (qui finiront par décider Anne à sortir ses chaussons) et aussi quelques météorites gigantesques échouées on ne sait comment.

Au bout du compte, la côte de granite rose est sans conteste avec Primel et Kerlouan un des trois sites d'escalade majeurs de la côte nord bretonne, un éventail de couleurs du rose à l'ôcre, à vous de choisir....

PS : il n'existe pas de topo des voies, pas non plus de petites flèches bleues ou rouges pour indiquer les passages, par contre ceux qui possèdent le N° 30 (mai 98) du magazine "Grimper" y trouveront un récit de quelques bleausards égarés en Bretagne...

lundi 12 janvier 2009

Bleau sous la neige


Et oui ce n'est pas si fréquent que Bleau soit recouvert d'un petit manteau blanc. Mais, froid oblige, la neige est sèche et ne fond pas ! La sublimation fait son œuvre mais pour les impatients, un bon coup de balai est encore plus efficace.

Chaude ambiance hivernale donc ce week-end et pour commencer samedi c'est "Rempart" (du Cuvier of course). Beaucoup de blocs essayés, quant aux réussites... c'est une autre histoire, ah si j'oubliais l'"Angle Alain"...(une petite pensée émue pour le maître Pierre Alain "pure lumière du rocher" ouvreur de ce passage). Bref, les tentatives se succèdent dans les classiques, "Fourmis rouge", qui coince toujours au même endroit (ça fait déjà quelques années que ça dure cette histoire, certes le breton est têtu mais il finit par se lasser...)






Pour "Haute tension", je ne suis pas le seul à patiner, ça rassure et Jérôme comme Patrick ne progressent pas vraiment plus dans "Hyper tension". On n'y pense pas toujours mais entre le 6a et le 7c, la fourchette est large.






Pour dimanche, nous serons donc plus modestes, le rendez-vous est fixé au pied du célèbre "Toit du cul de chien". Joël est aux manettes de son Canon et nous démontre qu'une belle photo c'est d'abord un bon œil.
Le Toit du cul de chien est monté, dé-escaladé, David quant à lui préférant la descente version "toboggan face nord pieds nus", c'est son choix.


Dans le "Toit aux grat's", Guy progresse c'est indéniable, lui aussi il y est "presque".



Quant à Margot il ne lui manque vraiment plus grand chose pour "presque" réussir le toit.
En tous cas, belle ambiance, superbe temps et week-end bleausard comme on en aimerait plus souvent....

Toutes les photos avec liseré sont de Joël Chabert, ne pas hésiter à visiter son site web www.grimporama.com

PS : En fouillant dans quelques vieux cartons, j'ai ressorti deux petites photos de Bleau sous la neige, du temps ou nous étions jeunes et beaux, collant lycra, "résinés roses" pour Guy, les mêmes qu'Isa Pat, trop fort...

dimanche 4 janvier 2009

Petit tour des classiques du Bas-Cuvier


Pour remettre la machine en marche en ce début d'année, quoi de mieux qu'un petit étalonnage sur les "classiques" du Bas-Cuvier, "Abattoir", "Carnage" j'en passe et des meilleurs. Alors ce Dimanche avec Margot et Guy, on y croit et c'est parti pour la répétition des blocs mythiques de la forêt, enfin on va essayer... Et là, pas d'excuse possible, les conditions sont top, -3° au compteur, soleil, blocs sur-secs, ça colle grââaave..., le plus difficile est surtout de décoller les mains des poches.
Petit échauffement dans "Marie-Rose", LE 6a étalon de la forêt (1er 6a historique de Bleau) et ça débute bien pour Margot qui en vient à bout. Il est vrai qu'après sa réussite de la veille dans "Septième ciel (6c+)" au Rempart, "Marie-rose" c'est du gâteau...










On continue dans les dalles (et oui c'est un peu ça le problème, sorti des dalles, c'est plus difficile de faire des perf's...), "Chicorée", "Nescafé" (6c/7a un peu plus corsé).

Puis direction "Super Prestat", avec cette collante, c'est le jour. Si un certain Philippe l'a réussi d'une seule main, on y mettra quant à nous les deux. Dans ce bloc c'est d'ailleurs surtout la tête et les jambes qui comptent et en se motivant, je finis par arriver en haut, comme quoi, pas encore complètement foutu. Un 7b+ répété, ça commençait à faire un bail, même si le '+' vaut surtout pour la hauteur....

On continue par la "Rhume folle", joli 7a de référence lui aussi, que Guy exécute magistralement. Quant à moi je me paye "presque" l'"anglophile", joli 7b à droite de "Joker". C'est d'ailleurs un peu devenu une habitude depuis quelque temps de "presque" réussir les blocs, no comment...




"Rhume folle" (à gauche) et "Anglophile" (à droite)




L'objectif suivant en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, "Abattoir/Carnage" bien sûr... Pour Guy, mission accomplie, jolie démonstration au 1er essai dans l'"Abattoir" qui, depuis qu'une prise a cassée et avec ces pieds lustrés par 45 années de répétitions intenses doit être le 7a le plus dur de la forêt.

Mythe s'il en est l'"abattoir", ouvert avec son célèbre croisé par Michel Libert en 1960, après le 1er 6a voilà le 1er 7a de la forêt ! Moi, je ne réussis qu'à y patiner, pouf pouf...Idem dans "Carnage", depuis le passage du Burineur, j'ai déjà du mal avec le bi-doigt taillé, cassé, retaillé ... de départ, quant à la suite, les doigts lustrent et les adhérences fuient...

Il ne reste plus qu'à se rabattre sur "Vie 'Ange" le 7a cette fois le plus facile de la forêt (pour qui n'a pas oublié de manger sa soupe étant petit).









Et voilà, il reste encore du boulot avant de refaire un jour les "Aérodynamite" et autres "Raideurs digestes", quant aux projets "Berezina", "la Balance".... dans une autre vie peut-être ?

lundi 27 octobre 2008

Omblèze, Diois et hirondelles

Dimanche 26 Octobre, avalanche de ciel bleu sur la Drôme, ça tombe bien le Cosma a renoué avec ses sorties de Toussaint et nous sommes 9 à choisir Omblèze comme objectif de la journée.
Au programme de ce dimanche, la falaise d'Anse et ses grandes dalles ou adhérences et placements de pieds sont de rigueur. Mais là, pas de soucis car comme me l'a soufflé Olivier, la Drôme adhère.

Après quelques petits échauffements, nous décidons avec Geoffroy de nous lancer dans "Karine au verdon", 6 longueurs en Abo inf.

Un peu présomptueux pour une première voie, 1ère longueur sur micro prises en 7b+, 2ème plus facile avec un pas morpho, 3ème un peu péteuse, 4ème longueur (7b) la plus belle sur magnifiques gouttes d'eau qui donnent certainement son nom à la voie et pour la suite tout le monde redescend... un peu frileux devant le bombé en 7b+ de la dernière longueur. Un petit but et on redevient modeste...

Pendant ce temps Guy peste par "la faute d'Yvette", un 7a dalleux que Carole a tranquillement (?) randonnée précédemment. Anne quant à elle se promène dans le 6a/6b avec un petit orteil qui de cassé passe heureusement au statut de simplement fêlé...
puis la nuit tombe, l'heure de l'apéro approche, il ne faut pas oublier les valeurs sûres des sorties club.

Lundi 27 Octobre
, la grisaille n'est pas bien loin, direction les gorges, d'Ombléze toujours.
Cette fois, l'objectif de la journée sera plus abordable, LA grande classique des gorges, "L'hirondelle des faubourgs" (TD+/ED-) pour 7 longueurs dans le 6 dont la 3ème en 6c dévers physique. Nous ferons 2 cordées dans la voie : Maxime et Victor partent avec moi, Margot et Bruno grimperont en reversible.


Départ matinal, mais pas suffisant car une cordée est déjà dans la voie. Pas de bol pour eux, ils ne suivent pas les gros bacs magnésiés de la 2ème longueur et se fourvoient à droite de la voie. Le malheur des uns fait le bonheur des autres et nous leur passons devant, non sans éviter quelques beaux pavés largués du haut...













Cette voie (signée Piola-Sprungli, une référence...) propose un magnifique tracé qui évite les zones instables, passe au plus simple dans les toits par de gros bacs, traverse et termine dans une dalle magnifique, elle aussi bien verdonesque.

Ensuite, il ne reste plus qu'à trouver le rappel, (évident si l'on a pris soin de lire le topo avant....), un joli fil d'araignée de 45mètres et ensuite la pluie peut arriver, elle ne nous quittera plus ....